Résumé

Pour la pisciculture dans les étendues d’eau existantes, le présent travail de synthèse bibliographique révèle que les cages et les enclos, deux infrastructures différentes dans leur conception et existant en plusieurs types, sont les infrastructures utilisées dans plusieurs pays tels que la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Niger, le Nigeria et le Bénin. Aussi,  plusieurs espèces notamment les tilapias (Oreochromis niloticus, Sarotherodon melanotheron et Coptodon guineensis) et les poissons-chats (Clarias gariepinus, Heterobranchus longifilis, Chrysichthys nigrodigitatus et Chrysichthys walkeri) y sont élevées. Au Bénin, O. niloticus et C. gariepinus dont les caractéristiques biologiques et écologiques de pisciculture sont bien maitrisées, constituent les deux principales espèces rencontrées dans les élevages. La quasi-totalité de la production en cages et en enclos du Bénin provient du département de l’Atlantique à travers le lac Toho-Todougba, qui héberge une pile d’installations privées à forte capacité de production de poisson contribuant à augmenter l’apport de l’aquaculture dans la production halieutique du pays. La valorisation des autres ressources aquatiques disponibles, à l’instar des nombreuses retenues d’eau pour la pisciculture en cages et/ enclos permettra donc au Bénin d’accroitre sa capacité à nourrir la population. Toutefois, les inconvénients et impacts associés à ces pratiques doivent être suivis de prêt.


Mots clés: Cages, enclos, poissons, eaux continentales existantes

INTRODUCTION

Encore appelée pisciculture, l’aquaculture des poissons est une activité jouant un rôle dont l’importance n’est plus à démontrer, dans l’approvisionnement des populations en protéines animales dans différents pays du monde (Delgado et al, 2003). En Afrique, depuis les années 50, un privilège assez robuste a été accordé aux méthodes d’aquaculture en étangs permettant d’assurer un niveau minimum de subsistance pour la promotion de la pisciculture (Blow et Leonard, 2009). Dans plusieurs pays africains, la baisse de la productivité des eaux continentales, associée à l’accroissement rapide de la population a fait naître une nécessité de pratiquer la pisciculture dans les plans d’eau afin d’augmenter la production halieutique des pays (Tacon et Halwar, 2009). C’est ainsi que les techniques de culture en cages et en enclos ont été introduites au niveau des lagunes, lacs et retenues d’eau artificielles en Afrique de l’Ouest dans les années 80, par le biais d’expériences et avec le soutien des gouvernements (Masser, 1988 ; Beveridge, 1985 ; Bazir, 1994). Le présent article donne un aperçu général de l’état de la pisciculture en cages et enclos en Afrique de l’Ouest avec un accent particulier sur le cas du Bénin.

CAGES ET ENCLOS: QUELLE EST LA DIFFÉRENCE ?

L’ élevage des poissons en cages et en enclos est une forme de pisciculture en enceinte qui demande que l'organisme soit retenu en captivité dans un espace clôturé tout en maintenant un échange permanent d'eau (Beveridge, 1985). Ces deux types de milieux d’élevage sont utilisés pour la pisciculture en eaux continentales existantes, non appropriées pour les techniques conventionnelles (McGinty et Rakocy, 1989). Généralement, le terme «culture en enclos piscicoles» est utilisé pour faire référence à ces deux milieux d’élevage (Milne, 1979). Toutefois, il existe un important point de différence entre les cages et les enclos piscicoles. En effet, les cages ont leur base totalement fermée et relativement distante du fond du milieu aquatique alors que la base des enclos repose en entièreté voire enfoncée dans le fond du milieu aquatique (Beveridge, 1985). Par ailleurs, il faut signaler que les cages et les enclos peuvent être construites au moyen d’une panoplie de matériels dont le choix dépend du niveau d’investissent initial du pisciculteur (Murugesam et al., 2005).

DIFFÉRENTS TYPES DE CAGES ET D’ENCLOS PISCICOLES

Selon Coche (1978) et Beveridge (1996), les cages peuvent être classées en quatre types qui sont :

- les cages fixes, reposant en faible profondeur sur le fond du milieu aquatique ;

- les cages flottantes, à la surface de l’eau ;

- les cages immergées, reposant en profondeur sur le fond du milieu aquatique ; et

- les cages submersibles, pouvant occuper la surface ou le fond du milieu aquatique.

Les trois premiers types de la liste ci-dessus énumérée sont principalement utilisés en eaux continentales (douces et saumâtres). Quant au quatrième et dernier type, il est beaucoup plus utilisé pour la pisciculture en eaux marines.

En ce qui concerne les enclos, en plus du type classique ayant son fond confondu avec le sédiment aquatique, il y a une autre variante avec laquelle la base est en filet (Figure 1), et c’est le filet qui repose dans le sédiment (Legendre, 1986).

Figure 1: Différence entre cages fixes (A) et la variante non classique des enclos (B)

ESPÈCES DE POISSON ÉLEVÉES DANS LES CAGES ET EN ENCLOS EN AFRIQUE DE L’OUEST ET PRATIQUES RENCONTRÉES AU BÉNIN

Les espèces piscicoles élevées dans ces milieux sont les poissons-chats et surtout les tilapias (Beveridge, 1985 ; Blow et Leonard, 2009). Au Bénin, au Niger, en Côte d’Ivoire et au Nigeria, la pisciculture en cages et/ou enclos piscicoles du tilapia Oreochromis niloticus expérimentée, a donné des résultats assez intéressants (Otubusin, 1985 ; Morissens et al., 1986 ; Parrel et al., 1986 ; Lazard et al., 1988 ; Blow et Leonard, 2009). Par ailleurs, l’élevage de deux autres espèces du groupe des tilapias notamment Sarotherodon melanotheron et Coptodon guineensis a été signalé dans les lagunes ivoiriennes (Ouattara, 2004 ; Nobah, 2007). En ce qui concerne les poissons-chats, les espèces généralement élevés en cages et enclos en Afrique de l’Ouest sont Clarias gariepinus (Edea et al., 2018), Heterobranchus longifilis et Chrysichthys nigrodigitatus et Chrysichthys walkeri (Hem, 1982 ; Vincke,1985 ; Hem et al.,1992 ; Avit et Luquet, 1994; Coulibaly, 2015). Toutefois, il est important de constater que c’est seulement pour O. niloticus et C. gariepinus la pisciculture en cages du continent africain est à une échelle commerciale avérée.

Actuellement au Bénin, la pisciculture commerciale en cages flottantes et en enclos est développée dans plusieurs départements. Il faut noter que quatre des douze départements que compte le Bénin disposent d’enclos piscicoles faisant au total 7,75 ha (Amoussou et al., 2017, Rurangwa et al., 2014 ; DPH-SADA, 2019) (Figure 2). En ce qui concerne les cages, elles sont rencontrées dans neuf départements et environ 94,97% du volume des cages piscicoles fonctionnels (Tableau 1) se trouve dans le département de l’Atlantique (Rurangwa et al., 2014; Amoussou et al., 2017; DPH-SADA, 2019).

Figure 2 : Superficie d’enclos fonctionnels par département au Bénin

Source : à partir de DPH-SADA (2019)

Tableau 1 : Volume des cages par département au Bénin

Département Volume fonctionnel (m3) Volume non fonctionnel (m3) Volume total (m3)

Alibori 96 0 96

Atacora 192 0 192

Atlantique 33252 0 33252

Borgou 120 0 120

Collines 9 0 96

Donga 120 72 192

Mono 120 336 456

Ouémé 1080 600 1680

Zou 24 384 408

Total 35013 1392 36492

Source : à partir de DPH-SADA (2019)

Le lac Toho-Todougba, à elle seule, abrite près de 94% de l’effectif total des cages (environ 570) au plan national (DPH-SADA, 2019). Au total, ces cages appartiennent à 19 fermes privées (Aïzonou et al., 2019) reparties le long du lac (Figure 3). Les dimensions (longueur entre 4 et 5 m, largeur entre 3 et 5 m et la hauteur 3 m) de ces infrastructures varient suivant les caractéristiques et des accessoires utilisés pour leur confection. Les supports/armatures sont en fer avec des flotteurs faits soit en fut plastique de 200 litres ou en bidons de 25 litres. Certains pisciculteurs disposent également des cages importées totalement en plastique (DPH-SADA, 2019). Les deux principales espèces élevées dans ces exploitations piscicoles sont O. niloticus (78%) et Clarias gariepinus (10,53%) (Aïzonou et al., 2019). Selon la DPH-SADA (2019), la part de la production issue du développement de la pisciculture en cages dans le département de l’Atlantique (3618,95 tonnes) correspond à près de 71% de la production totale (5 114,13 tonnes) de l’aquaculture au Bénin en 2018. Ceci montre l’opportunité que constitue la valorisation des eaux continentales existantes au Bénin pour l’élevage des poissons C. gariepinus et O. niloticus surtout en cages.

Figure 3 : Répartition des infrastructures piscicoles sur la lagune Toho- Todougba

Source : DPH-SADA (2019)

PARAMÈTRES BIOLOGIQUES ET COSMOLOGIQUES INDISPENSABLES A CONNAITRE POUR UN ELEVAGE RÉUSSI DE Clarias gariepinus ET O. niloticus

C. gariepinus EN CAGES ET EN ENCLOS

Encore appelé silure noir ou poisson-chat (appellation liée à la présence des barbillons au niveau de ses mâchoires) africain, Clarias gariepinus (Figure 4) est le Clariidae ayant les meilleures performances aquacoles comparativement aux autres espèces du genre Clarias (Van Weerd, 1995). Il possède une large tête ossifiée portant quatre paires de barbillons et un organe accessoire de respiration aérienne secondant les branchies (de Graaf et al, 1996 ; Das et Ratha, 1996 ; Lacroix, 2004). Son corps est allongé, sans écaille et couvert de mucus, avec une peau pigmentée de noir sur la partie dorsale et latérale ; il porte des nageoires molles dont la caudale est arrondie (Viveenet al., 1985 ; de Graaf et al., 1996 ). La coloration de sa peau est fortement influencée par les conditions du milieu dans lequel il vit (Viveenet al., 1985 ; Teugels, 1986). En milieu naturel, ce poisson consomme une diversité d’aliments notamment les insectes, les crustacés, les mollusques, le détritus et le plancton (Bruton 1979; Uys, 1989). C’est donc un poisson omnivore à tendance benthique et ichtyophage (Lacroix, 2004). Son grand succès en aquaculture s’explique entre autres par sa plasticité alimentaire, sa capacité à survivre dans une large gamme de valeurs physico-chimiques et à s’adapter en biotope difficile (eau turbide, pauvre en oxygène, etc.), sa rapidité de croissance, sa tolérance vis-à-vis des fortes densités, sa résistance aux pathologies et son intégration dans l’habitude alimentaire de plusieurs peuples (Micha, 1973 ; Viveenet al.,1985 ; Legendre, 1991 ; Legendre et al., 1992 ; Hecht et al., 1996 ; Richir, 2004 ; Więcaszeket al., 2010). Plusieurs travaux ont été réalisés sur les besoins nutritionnels de C. gariepinus en élevage. Les besoins optimums en lipide et en protéine de l’espèce sont respectivement de 10 à 12% (Uys, 1989) et d'environ 40% (Deganiet al., 1989 ; Van Weerd, 1995). La température optimale de croissance de C. gariepinus se situe entre 25 et 30°C (Hogendoornet al., 1983; Viveenet al., 1985; Hecht et al., 1988; Degani et al., 1989; Baras et Jobling, 2002 ). Le poisson-chat africain supporte de très faibles valeurs d’oxygène dissous mais la concentration en oxygène dissous requise pour sa bonne croissance est d’environ 3 mg/l (Viveenet al., 1985 ; Hecht et al., 1988). Cette espèce tolère les valeurs de pH comprises entre 5 et 9, le pH pour la croissance optimale étant compris entre 6 et 7 (Viveenet al., 1985 ; Uzoka et al ., 2015).

Figure 4 : Spécimen de C. gariepinus

(Cliché Pèlèbè, 2017)

O. niloticus

Le tilapia du Nil, Oreochromis niloticus (Figure 5) est un Cichlidae aisément identifiable par une coloration grisâtre, une poitrine et des flancs rosâtres et une alternance de bandes verticales claires et noires nettement visibles notamment sur la nageoire caudale et la partie postérieure de la nageoire dorsale (Trewavas, 1983). En général, O. niloticus est connue pour sa croissance rapide, elle présente un indice de croissance plus performant que les autres espèces de tilapia (Pauly et al., 1988 ; Legendre, 1991). En milieu naturel, l'espèce est essentiellement microphytophage et peut ingérer de grandes quantités d’algues phytoplanctoniques, de cyanobactéries, du zooplancton, du périphyton, des macrophytes et du détritus ainsi que des sédiments riches en bactéries et diatomées (Trewavas, 1983; Mukankomeje, 1992). Le spectre alimentaire et le degré d’opportunisme de l’espèce sont donc très larges (Bowen, 1982 ; Dabbadie, 1996). Ses caractéristiques biologiques et zootechniques notamment sa grande rusticité, sa rapide croissance, son régime alimentaire peu exigeant et sa plasticité vis-à-vis des systèmes d’élevage sont adaptées à la pisciculture (Lazard, 2009). De nombreuses recherches (Philippart et Ruwet, 1982 ; Kestemont et al., 1989, etc.) ont montré que O. niloticus est une espèce relativement euryèce et eurytope, adaptée à de larges variations de facteurs écologiques du milieu aquatique. Cette espèce supporte en conditions extrêmes des températures comprises entre 7 et 41°C pendant plusieurs heures mais préfère les températures de l’eau de 14 à 35°C (Balarin et Hatton, 1979) .De même, sa tolérance aux variations du pH est très grande puisque qu’elle est rencontrée dans des eaux présentant des valeurs de pH compris entre 5 et 11(Mélard, 1986 ; Kestemont et al., 1989). Le pH idéal étant situé entre 6,5 et 8,5 (Beveridge et McAndrew, 2000). Cette espèce survit également durant plusieurs heures à des teneurs en oxygène dissous très faibles, de l’ordre de 0,1 mg/l (Mélard, 1986). Concernant les besoins nutritionnels de O. niloticus, les taux de protéine brute recommandés peuvent varier de 25 à plus de 35% (de Silva et Perera, 1985; Abdel-Tawwab et al., 2010). Aussi, Al dilaimi (2009) et Jauncey et Ross (1982) ont-ils rapporté que 6 à 12% de lipide semble être idéal pour la croissance de O. niloticus.

Figure 5 : Spécimen de O. niloticus

(Cliché Pèlèbè, 2017)

AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DES SYSTÈMES DE PRODUCTION PISCICOLE EN CAGES ET ENCLOS

La pisciculture dans les cages et les enclos présente aussi bien des avantages que des inconvénients. L’avantage le plus important et commun aux deux milieux d’élevage est la possibilité sans aménagement spécial d’utiliser les ressources en eau existantes pour intensifier la production des poissons marchands (Bazir, 1994 ; Coche, 1978). Le principal inconvénient des enclos est le risque élevé de perte de poissons par fuite dans le sédiment ou lors des inondations. Le tableau 2 présente quelques avantages et inconvénients associés aux cages piscicoles.

Tableau 2: Quelques avantages et inconvénients de la pisciculture en cages

Avantages Inconvénients

 Réduction des besoins en surfaces terriennes

 Contribution à la réduction de la pression sur les ressources continentales

 Contrôle aisé des compétiteurs et des prédateurs

 Facilité de surveillance quotidienne permettant la détection précoce d’éventuelles maladies et autres anomalies

 Facilité de contrôle de la reproduction des poissons

 Facilité et souplesse des opérations de récolte

 Investissements initiaux relativement peu élevés

 Déplacement aisé de l’élevage au besoin

 Récolte complète de la production

 Facilité de stockage et de transport des poissons à l’état vivant  Pertes possibles d’aliments à travers les mailles des filets

 Difficulté accrue d’utilisation des cages dans les eaux agitées

 Systèmes avec une exigence assez élevée en matière d’échange d’eau pour l’élimination des déchets et le renouvellement de l’oxygène dissous

 Demande d’entretiens périodiques réguliers pour l’éliminationdes algues développées sur les parois des installations

 Dépendance forte en aliments artificiels

 Risques accrus de vol

 Amortissement du capital investi plus ou moins court selon le type de cage adopté

Source : Balarin et Haller (1982) ; Coche (1978)

IMPACTS LIES A LA PISCICULTURE EN CAGES ET EN ENCLOS DANS LES EAUX CONTINENTALES

Les cages et les enclos étant des milieux ouverts de pisciculture, leur pratique a des répercussions écologiques qu’il faut avoir sous les yeux afin d’éviter des situations désastreuses. Selon Beveridge (1985), les impacts sur les masses d’eau de la « culture en enclos piscicoles »sont de trois catégories. Il s’agit (1) de la rivalité potentielle entre pisciculteurs et autres utilisateurs des eaux, (2) des modifications des caractéristiques physico-chimiques et biologiques des masses d’eau et (3) de l’altération de la qualité esthétique des masses d’eau. La première catégorie d’impacts vient du fait que les plans d’eau sont généralement exploités par plusieurs acteurs à intérêts souvent divergents. Si la gestion de l’espace lors des installations des cages et enclos n’est pas faite de façon rationnelle, certains utilisateurs peuvent être désavantagés, ce qui crée une atmosphère favorable aux conflits. Par rapport à la deuxième catégorie d’impacts, les intrants utilisés dans les exploitations piscicoles sont à l’origine des changements plus ou moins importants de la qualité physico-chimique de l’eau, modification qui à son tour, peut menacer la biocénose aquatique. En effet, la pisciculture surtout intensive dans les masses d’eau aboutit inévitablement à l'introduction de déchets (aliments non consommés, excréta...) qui ont l’avantage de stimuler la productivité de l’eau mais peuvent également, s'ils sont excessifs, nuire à la qualité de l'eau (Beveridge, 1996). De même, les poissons en cages ou en enclos s'échappent souvent des filets lorsqu’ils sont abîmés, et l’on peut assister à une pollution génétique lorsqu’il s’agit d’une espèce exotique introduite (Secretan, 1979). Les impacts de la troisième catégorie sont dûs au fait que la multiplication d’exploitations piscicoles en cages et en enclos sur une étendue d’eau va de pair avec l’occupation des espaces auparavant inoccupés. Ces installations modifient non seulement les régimes de courant et de débit mais dégradent aussi l’apparence de l’écosystème et sa valeur paysagère.

CONCLUSION

La région ouest de l’Afrique offre dispose de vastes étendues d’eaux naturelles favorables à la pisciculture en cages et en enclos. Actuellement Clarias gariepinus et Oreochromis niloticus sont les principales espèces élevées. Au Bénin, la pratique de l’élevage en cages est très développée dans la région sud et ceci a contribué substantiellement à l’augmentation de la production halieutique nationale. La valorisation des autres ressources disponibles à l’instar des retenues d’eau, doit être envisagée pour rendre plus ou moins autonome le pays en matière des produits halieutiques. Par ailleurs, vu les impacts écologiques que peuvent générer ces pratiques sur l’environnement aquatique, une attention minutieuse doit être accordée aux pratiques d’exploitation et à la charge maximum que peuvent supporter les milieux en vue de la minimisation de ces risques.

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