Résumé

Topographie montagnarde, forts épisodes pluvieux et structure de sol prédominée par des matériaux tendres essentiellement des marnes, sont toutes des contraintes environnementales qui ont fait des talus de l’autoroute Fès-Taza une zone très exposée à l’érosion hydrique. Ces talus ont présenté de sérieux problèmes d’érosion depuis la première année d’ouverture de ce tronçon. Les dégâts qui y ont été enregistrés et les interventions d’entretiens à chaque saison pluviale ont augmenté les coûts de construction de ce tronçon. Pour stabiliser ces terrassements plusieurs techniques à base du génie civil ont été installées. Vu que ces installations sont très coûteuses voire même inefficaces pour certains talus, les auteurs ont envisagé d’évaluer l’efficacité de quelques techniques à moindre coût à base du génie biologique. Il s’agit des techniques suivantes : semis et plantations avec roseaux en maille, semis avec utilisation de la paille et semis en ligne. L’expérimentation a été menée en installant des collecteurs linéaires de sédiments de 4 m de longueur à la base des parcelles (4×18 m2 ; 4 × 28 m2) de traitements, sur des talus sud et nord d’un tronçon en déblai. Ces  traitements ont engendré une réduction de l’érosion, par comparaison au témoin, de 65% avec l’utilisation du semis seul, 74% avec l’utilisation du semis et plantations avec roseaux et 78% avec l’utilisation du semis, paille et grillage. Les plus grandes quantités de sédiments ont été issues des témoins, le charriage maximum est arrivé pour une seule parcelle de témoin à 12,7 kg comme quantité sèche de terre pour 33 mm de pluie avec une intensité de 58 mm/h. La couverture végétale est plus importante sur les versants nord. Il faut donc choisir des espèces adaptées et peu consommatrices d’eau en ce qui concerne les versants sud.


Mots clés : Erosion, marnes, génie biologique, semis, plantation, autoroute.