Résumé

Cette étude parte de l’hypothèse selon laquelle que malgré plusieurs interventions de projets agricoles cofinancés par le Gouvernement de la RDC et ses partenaires d’aide au développement réalisées en milieu rural du Territoire d’Isangi, l’extrême pauvreté de ménages persisterait à causes de facteurs de diverses natures dont certains sont endogènes et d’autres exogènes aux bénéficiaires. L’analyse participative avec les bénéficiaires, des ex gestionnaires des projets agricoles, les ONG, les opérateurs économiques, les OPA et les services publics opérant dans le Territoire d’Isangi a permis d’identifier quatre causes-racines de l’inefficacité des projets agricoles. Les quatre causes-racines sont les suivantes : (i) l’insuffisance de moyens financiers, techniques et humains pour rendre les services publics plus efficaces et efficients ; (ii) la dépréciation de la monnaie nationale qui rend le revenu agricole vulnérable et instable, (iii) le leadership organisationnel est autocratique, sans vision de professionnalisation ni du développement ; et (iv) l’insuffisance de formations adéquates et l’approche pédagogique inadaptée de renforcement des capacités des bénéficiaires. L’amélioration significative de ces quatre facteurs déterminants améliorerait l’efficacité des interventions des projets agricoles en milieu rural.


Mots clés : Recherche, facteur, efficacité, projet agricole, impact, durabilité, extrême pauvreté.