Résumé

En horticulture moderne l'utilisation des modèles de croissance des plantes est très importante. En raison de la complexité des facteurs et leurs interaction, notre niveau d'analyse et de prise de décision s'améliorent progressivement en fonction de la qualité du modèle et de son calibrage avec les conditions locales. En effet, dans la région d'Agadir nos producteurs se basent sur leur expérience pour prendre les décisions sur l'exploitation et généralement la composante qualité de l'environnement reste le point noir de cette approche. Dans notre étude, nous avons essayé d'exploiter un modèle classique de la production de la biomasse des plantes et introduire d'autres équations physiques pour améliorer le rendement du modèle développé et traduire relativement la réalité du terrain. Les résultats ont montré que les modèles élaborés simulent correctement l'accumulation de biomasse chez la tomate conduite sous serre Monochapelle. Cependant, leur efficience a été améliorée par l'introduction des facteurs climatiques clé intervenant dans l'amélioration de l'environnement de la serre. Ainsi, en périodes climatiques défavorables pour la croissance de plantes (périodes estivale et hivernale), les serristes peuvent se baser sur les données du rayonnement net pour simuler l'accumulation de la biomasse et avoir une estimation des pertes de production et des dépenses y affectées. De même, l'exploitation des modèles de prévention contre les bio-agresseurs sous serre est un autres moyen d'alimenter les modèles testés afin de développer un modèle global plus robuste et qui intègre un maximum de données nécessaires pour produire des informations de prise de décision qui s'inscrit dans une logique de gestion d'une production horticole raisonnée et durable.


Mots clés: Modèle de biomasse, environnement de la serre, production durable, dépenses, bio-agresseurs, tomate.