Résumé

Cette étude dresse l’état des lieux de la pisciculture continentale dans le territoire de Bagata en République Démocratique du Congo. Elle a été réalisée entre Décembre 2017 et Juin 2018 à l’aide d’un questionnaire et des entretiens auprès des pisciculteurs. Les résultats montrent que cette activité est majoritairement tenue par les agriculteurs (74,2 %) âgés de 26 à plus de 55 ans. Le taux de scolarité des exploitants atteint 72,8 % avec le niveau d’étude secondaire dominant (57,2 %). Ils tiennent la pisciculture suivant un système extensif sans fertilisants ni alimentation complémentaire. 97,2 % d’eux accusent une méconnaissance technique totale de la conduite de cette activité. C’est pour des raisons principalement alimentaires que la pisciculture est pratiquée dans des étangs souvent en dérivation, dont le nombre varie de 1 à 10 par exploitant. Le Tilapia (Oreochromis niloticus) et le poisson-chat africain (Clarias gariepinus) sont les principales espèces élevées. Le financement des activités est assuré communément sur fonds propres. Le prix d’acquisition d’un étang de 4 ares est évalué à 182.000 CDF (113,75 USD), tandis que la rentabilité équivaut à 8,76%. A cause des faibles rendements (0,5 t/ha/an), la pisciculture est rangée à la deuxième, voire troisième activité dans les ménages.


Mots-clés: Pisciculture extensive, Caractéristiques peu satisfaisantes, Faible productivité, Bagata, RD Congo.