Résumé

La fragilité naturelle du milieu (relief accidenté, pluies agressives, substrats fragiles) associée à une fragilité humaine (pauvreté, précarité) conduisent à l’apparition et l’extension de phénomènes de dégradation des sols spectaculaires. L’érosion hydrique concerne affecte la productivité une grande partie des terres marocaines. Cette situation a incité les paysans à concevoir et à réaliser des aménagements pour réduire les pertes de terres, optimiser l’utilisation des eaux et valoriser les eaux pluviales. Des projets de Défense et Restauration des Sols (DRS) et de Conservation des Eaux et des Sols (CES) ont également été conduits par les institutions d’aménagement des terres dans ces zones pour les mêmes objectifs. Cette étude vise, à travers une recherche bibliographique, à inventorier les techniques de conservation des eaux et des sols au Maroc. Elle retrace un ensemble de techniques adoptées par les agriculteurs pour remédier au manque de terres agricoles, leur conservation et l’amélioration de leur productivité. De nombreux systèmes traditionnels de conservation de l’eau et des sols ont été décrits et classés en fonction du bilan hydrique local, de la topographie, de leur fonctionnement et de leurs objectifs : la capture du ruissellement sous impluvium, l’infiltration totale de l’eau, la diversion des excédents d’eau et la dissipation de l’énergie du ruissellement. Il existe peut-être encore d’autres aménagements non cités ici. Leur efficacité dépend de multiples facteurs qui varient dans le temps et dans l’espace comme les conditions climatiques (sécheresse) et socio-économiques (émigration des jeunes).


Mots clés: Érosion hydrique, Conservation des eaux et sols, Techniques traditionnelles de gestion de l’eau et du sol, Aménagement et gestion des terres, Collecte des eaux pluviales, Maroc