Résumé

L’objectif de l’étude était d’étudier l’effet du sevrage précoce (45 j), en comparaison avec le sevrage normal (75 j en moyenne), sur la croissance et la viabilité des chevreaux et sur le retour en chaleurs, la production et la composition du lait des chèvres de la race Drâa. Pour ce faire, 60 chèvres et leurs chevreaux, conduites au rythme de 3 chevrotages en 2 ans, ont été répartis en deux lots de sevrage (précoce et normal). Les résultats ont montré que la croissance des chevreaux sevrés à 45 jours a été ralentie entre 30 et 60 j (53 vs. 80 g/j) et entre 60 et 90 j d’âge (50 vs. 64 g/j). En revanche, la durée de l’anœstrus postpartum se trouve réduite de 25 jours chez les chèvres dont les chevreaux ont été sevrés précocement. Le sevrage précoce n’a significativement influencé ni la quantité de lait en 120 jours de lactation, ni la quantité de matières protéiques, ni le taux protéique. Par contre, la quantité de matières grasses et le taux butyreux ont été significativement meilleurs chez les chèvres du lot de sevrage précoce. Ainsi, il a été conclu que le sevrage précoce peut être envisagé dans un objectif de production mixte (lait et viande), mais une attention particulière doit être prêtée aux chevreaux afin de réduire les mortalités.


Mots-clés: Caprin, sevrage précoce, croissance, viabilité, lait