Résumé

Ce travail examine l'impact de la hausse des prix mondiaux des produits de pêche sur la production et la rentabilité des activités halieutiques ainsi que l’état des stocks exploités. Pour cet objectif, un modèle d'équilibre général calculable (MEGC) couplé avec un modèle biologique est utilisé. Ce modèle permet d’intégrer la durabilité des stocks exploités. Les résultats montrent que l’augmentation continue des prix mondiaux des produits halieutiques pourrait entraîner une forte augmentation de la production accompagnée d'une forte baisse de la biomasse des espèces exploitées. Ainsi, une fois ces prix augmentent de 10%, les résultats suggèrent que la production moyenne par espèce ne devrait pas dépasser 20% de la production de l'année de référence. Ces résultats supposent que le "rendement maximal soutenable" représente le point de référence pour la gestion des pêches. En outre, l'augmentation de 15% des prix mondiaux des produits halieutiques entraînerait une baisse de 2% des prix intérieurs de la sardine, ce qui contribuera à la sécurité alimentaire domestique. Cette même augmentation pourrait entraîner une légère amélioration des recettes publiques (0,4%) et du PIB (0,3%).

Mots clés : MEGC, pêche durable, prix mondiaux, produits halieutiques