Résumé

Le Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) a été identifié chez l’Homme pour la première fois en 2012. A travers plusieurs études, les dromadaires ont été alors considérés comme étant le réservoir majeur du virus. Une enquête sérologique chez les dromadaires en Tunisie a permis de démontrer une séropositivité allant jusqu’à 100% chez certains sujets étudiés. Ainsi, des recherches supplémentaires semblent être nécessaires pour évaluer l’état d’infection actuel du pays. A travers cette étude, nous visons, par le biais de techniques moléculaires, la détection du virus (MERS-CoV) chez nos dromadaires tunisiens. Durant la période s’étalant entre juin 2014 et avril 2015, des échantillons de sang et des écouvillonnages nasaux ont été prélevés à partir de 64 individus prévenant de 4 gouvernorats. L’essai de la détection moléculaire, en utilisant la technique d’amplification génomique en chaîne de polymérase avec transcriptase inverse (RT-PCR), a démontré que tous les sujets étudiés ont donné un réponse négative. Cependant, ces résultats ne peuvent pas confirmer l’absence d’une excrétion active du virus chez la population cameline tunisienne, raison pour laquelle d’autres investigations doivent être enchaînées pour surveiller l’état d’infection cameline par le MERS-CoV non seulement en Tunisie mais également dans les pays voisins.


Mots-clés: Le Syndrome Respiratoire du Moyen-Orient (SRMO), dromadaires, Tunisie, RT-PCR, surveillance animale, Coronavirus (CoVs), détection moléculaire