Résumé

Au Maroc, la cédraie connaît un problème de dépérissement parfois généralisé dans certaines régions à cause du déficit hydrique croissant qui y sévit d’année en année. Pour approcher cette question, l’étude s’est basée sur un échantillon restreint de 15 placettes représentatives d’un ensemble de 54 profils de sol. Douze d’entre elles appartenant à la forêt d’Azrou ʻʻà faible dépérissementʼʼ, et les trois autres à la forêt d’Aït Youssi de l’Amekla ʻʻà fort dépérissementʼʼ, ont fait l’objet de suivi et d’analyses de leurs propriétés physiques et hydrodynamiques. Dans les paramètres étudiés, la perméabilité du sol représente l’effet le plus déterminant sur le dépérissement du cèdre, car elle contribue d’une façon significative dans le bilan hydrique du sol. La perméabilité est importante au niveau des sols ʻʻbrunsʼʼ sableux et sableux-limoneux meubles et profonds sur substrats calcaires dolomitiques et basaltiques fissurés, ou alluvionnaires formant d’excellents réservoirs et où le taux de dépérissement du cèdre est faible (5 à 15 %). Elle baisse fortement pour les sols ʻʻfersiallitiquesʼʼ limono-argileux tassés peu à moyennement profonds, sur dalles rocheuses peu fissurées, et le taux de dépérissement du cèdre y est élevée (20 à 50 %). Elle s’annule dans le cas des sols ʻʻhydromorphesʼʼ argileux compacts superficiels sur calcaires massifs, et le taux de dépérissement du cèdre y est extrême. Dans cette étude, nous mettons en évidence une relation linéaire entre le taux de dépérissement du cèdre et la teneur en argiles des sols.


Mots clés: Dépérissement, cèdre, déficit hydrique, perméabilité sol, Maroc.