Résumé

L’arganier (Argania spinosa L. skeels) est un arbre oléifère endémique au Maroc et qui joue un rôle socio-économique important vu la valeur de son huile. Malgré l’importance de l’arganier, il est principalement multiplié par semi. Cette méthode de multiplication présente plusieurs inconvénients dont une longue phase de juvénilité et une variabilité génétique élevée entre les plants. Le but de ce travail est d’étudier (1) l’effet du génotype et de sources de calcium (CaCl2 et Ca(NO3)2) sur le bouturage, (2) l’étendu de l’effet du génotype du porte-greffe et du greffon sur le greffage et enfin comparer entre les deux méthodes pour la production de plants d’arganier. Les résultats ont montré l’existence d’un effet génotype important sur le bouturage. En effet, chaque génotype a présenté un taux de multiplication différent. L’apport du calcium n’a pas apporté d’amélioration à l’enracinement des boutures pour l’ensemble des génotypes multipliés, alors que son pouvoir désinfectant s’est révélé dépendre du génotype. Les résultats ont montré aussi que la réussite du greffage dépendait principalement de la compatibilité greffon/porte-greffe, mais peu du génotype du greffon et pas du tout du génotype du porte-greffe. La comparaison entre les deux méthodes de multiplication a montré que le greffage serait mieux adapté que le bouturage pour la production de plants ?d’arganier. Le meilleur taux d’enracinement obtenu par bouturage était de 66,7 %, alors que le taux de reprise par greffage a atteint 95,8 % pour les meilleures combinaisons.


Mots clés: Arganier, Argania spinosa, multiplication végétative, bouturage, greffage.