Caractéristiques structurales et régénération des principales espèces de rotins exploitées dans les types forestiers du secteur de Yakoma, RDC

Auteurs-es

  • Franck Valatia KENGO Institut Supérieur Pédagogique de Yakoma, Nord Ubangi, République Démocratique du Congo
  • Jean-Paul Koto-Te-Nyiwa NGBOLUA Département de Biologie, Faculté des Sciences et Technologies, Université de Kinshasa, République Démocratique du Congo https://orcid.org/0000-0002-0066-8153
  • Dimanche Bombeku YENGA Institut Facultaire des Sciences Agronomiques Yangambi, République Démocratique du Congo

Résumé

Les rotins constituent des ressources forestières non ligneuses d’une grande importance écologique et socioéconomique en RDC, où ils sont largement utilisés dans l’artisanat et la fabrication de meubles. Toutefois, leur exploitation, généralement pratiquée de manière artisanale et peu réglementée, exerce une pression croissante sur les peuplements naturels, compromettant leur renouvellement. Cette étude visait à analyser les caractéristiques structurales et la régénération des principales espèces de rotins exploitées dans les différents types forestiers du secteur de Yakoma. Les données ont été recueillies dans 20 placettes de 25 m x 25 m soit une superficie de 625 m², réparties entre une forêt dense et une forêt secondaire jeune, le long de deux transects de 1000 m. Les paramètres morphologiques (diamètre et longueur des tiges), structuraux (nombre de touffes exploitées, nombre total de tiges et nombre de tiges matures) et de régénération (nombre de tiges juvéniles et de rejets) ont été évalués. Les résultats montrent que le type forestier n’influence pas significativement la plupart des paramètres étudiés, à l’exception du nombre de rejets, significativement plus élevé dans les jachères, indiquant une régénération végétative plus active. En revanche, des différences significatives entre espèces ont été observées pour le diamètre des tiges, le nombre de touffes exploitées et le nombre total de tiges. Laccosperma apacum présente les peuplements les plus denses, Laccosperma secundiflorum les tiges de plus grand diamètre, tandis qu’Eremospatha haulleviliana montre une meilleure capacité de renouvellement. La FAMD (Factor Analysis of Mixed Data) révèle que la variabilité des peuplements est principalement liée aux différences entre espèces plutôt qu’aux types forestiers. Ces résultats fournissent des bases scientifiques pour orienter des stratégies de gestion durable conciliant exploitation, conservation des habitats et maintien des capacités de régénération des populations naturelles de rotins.

Mots-clés: Rotins, types forestiers, structure des peuplements, régénération, exploitation durable, Yakoma, RDC

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Publié-e

07-09-2026

Numéro

Rubrique

Ressources Naturelles et Foresterie