Etat des lieux de la clinique des nouveaux animaux de compagnie dans la région de Dakar (Sénégal)
Résumé
Les nouveaux animaux de compagnie (NAC), déjà bien établis dans les ménages des pays développés, commencent progressivement à occuper une place importante en Afrique. En raison de leur intérêt sociale et économique, ces animaux représentent une part croissante des prestations proposées dans les cabinets vétérinaires. Toutefois, les données relatives à leur prise en charge clinique en Afrique demeurent encore limitées. La présente étude a été réalisée dans la région de Dakar (Sénégal), afin d’établir un état des lieux de la clinique des NAC. Elle s’est appuyée sur une enquête par questionnaire administré auprès de tous les docteurs vétérinaires recevant des NAC en consultation. Les résultats montrent que presque toutes les grandes familles de NAC sont reçues en consultation et les espèces les plus dominant restent les lapins (98%) et les oiseaux d’ornement (perroquets, pigeons) (80%). Les principaux motifs de consultations sont le déparasitage (97,5%), l’anorexie (92,5%) et les problèmes de reproduction (77,5%). L’étude met également en évidence plusieurs contraintes majeures à la prise en charge de ces animaux, notamment le manque d’équipement (75%) adaptés, le déficit de formation spécialisée sur les NAC (90%) et la faible maîtrise de la réglementation relative aux NAC. Ces résultats soulignent la nécessité de renforcer les compétences des praticiens vétérinaires et d’améliorer les conditions techniques de prise en charge des NAC.
Mots clés: Animaux exotiques, Dakar, gestion clinique, nouveaux animaux de compagnie, structures vétérinaires
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INTRODUCTION
Le chien et le chat, longtemps considérés comme les principaux animaux de compagnie de l’homme de l’homme, sont progressivement rejoints, depuis quelques années, par d’autres espèces animales. Ces espèces animales connues sous le terme de Nouveau Animaux de Compagnies (NAC), désignent l’ensemble des espèces autres que le chien, le chat et les animaux de rentre, détenues par l’homme à des fins de compagnie ou d’agrément (Gilles, 1997). Selon Farjou (2005) et Layat (2016), les (NAC), peuvent avoir un impact positif sur le bien-être mentale et sociale de l’homme, notamment en favorisant le lien avec la nature, la communication et l’équilibre émotionnel chez l’adulte. Chez l’enfant, ils peuvent procurer un sentiment de réconfort et de sécurité, tout en contribuant au développement du sens des responsabilités, l’empathie et de l’autonomie (Alberton, 2001).
Il existe tout un marché autours des NAC, allant de l’alimentation aux accessoires, en passant par les produits d’entretien, les soins préventifs et les prestations vétérinaires (Rival, 2007). D’ailleurs, lorsqu’ils sont maintenus hors de leur milieu naturel, ces animaux souvent exposés à de nombreuses pathologies liées aux conditions d’alimentation, d’hébergement, d’hygiène, de manipulation ou de reproduction. Cette particularité a favorisé l’émergence d’une branche spécifique de la médecine vétérinaire consacrée aux NAC (Farjou, 2005; Quinton, 2013). Notons que la médecine de ces animaux inclus surtout les conseils sur leur alimentation, le milieu de vie, l’hygiène, les soins cliniques et parfois chirurgicale, etc.
Aujourd’hui bien documenté et développé en Europe, cela n’est pas le cas de l’Afrique où ces animaux commencent à prendre une place au sein de nombreux ménages. C’est dans cette optique que cette étude a été initiée afin d’établir un état des lieux de la clinique des NAC en Afrique, en prenant comme repère Dakar, Sénégal. Elle vise plus spécifiquement à identifier les espèces de NAC les plus fréquemment reçues en consultation, les principaux motifs de consultation, les pratiques cliniques mises en œuvre ainsi que les difficultés rencontrées par les vétérinaires dans la prise en charge de ces animaux.
MÉTHODOLOGIE
Description de la zone et période d’étude
Cette étude a été réalisée au Sénégal, plus précisément dans la région de Dakar, qui constitue l’une des régions les plus peuplées du pays, représentant près du quart de la population nationale (ANSD, 2021). Elle s’est déroulée de janvier à Mars 2023 au niveau des cabinets vétérinaires et a inclus tous les 05 départements de la région de Dakar (Figure 1). En effet, depuis déjà quelques années, beaucoup de NAC ont été recensés parmi les espèces rencontrées en consultation et chirurgie dans les cabinets vétérinaires du Sénégal d’après l’étude de Touré (2022), cela est dû à la forte population d’étranger et d’expatrier qui y réside et qui sont souvent très rattachés à leurs animaux de compagnies. De plus, la région de Dakar concentre à lui seul près du quart des cabinets vétérinaires du Sénégal (43 sur 202 cabinets) répartis dans les 10 régions du pays selon l’ordre des docteurs vétérinaires en 2022.
Type et conception de l’étude
Une enquête transversale descriptive a été menée dans les cabinets vétérinaires de la région de Dakar afin d’évaluer la prise en charge clinique des nouveaux animaux de compagnie (NAC). L’étude a été conduite sur la base d’une enquête par questionnaire structuré, visant à collecter des informations sur le profil des cabinets vétérinaires, les espèces de NAC admises en consultation, les motifs de consultation, les pratiques cliniques mises en œuvre et les principales contraintes liées à leur prise en charge.
Afin d’assurer une couverture aussi exhaustive que possible, l’ensemble des cabinets vétérinaires de la région de Dakar a été considéré, soit 44 cabinets au total. Le critère d’inclusion était que le cabinet ait déjà reçu des NAC en consultation. Sur cette base, 40 cabinets vétérinaires ont été retenus pour l’étude, tandis que les quatre autres ont été exclus parce qu’ils n’avaient jamais reçu de NAC en consultation.
Collecte des données
Les données ont été réalisée à l’aide d’un questionnaire structuré élaboré conformément aux objectifs de l’étude. Le processus de collecte s’est déroulé en deux étapes: une enquête exploratoire et une enquête formelle.
La phase exploratoire a permis de concevoir et d’ajuster le questionnaire final. Une première version du questionnaire a été élaborée à partir d’une revue documentaire et d’entretiens avec personnes ressources. Elle a ensuite été prétestée auprès de deux cabinets vétérinaires afin d’évaluer la clarté des questions, leurs compréhensions par les répondants et la pertinence des réponses attendues. Cette étape a permis d’identifier les questions ambiguës, les éléments manquants ainsi que les formulations susceptibles d’entraîner une réticence des enquêtés. Les observations recueillies ont été intégrées dans la version finale du questionnaire.
Le questionnaire final comprenait trois sections principales. La première portait sur le profil du cabinet ou de la clinique. La deuxième concernait les NAC reçus en consultation, notamment les espèces admises, la fréquence des consultations et le niveau de spécialisation des praticiens. La troisième section était consacrée aux difficultés rencontrées dans la prise en charge clinique des NAC.
La phase d’enquête formelle a consisté à administrer le questionnaire aux docteurs vétérinaires des cabinets retenus. Le questionnaire, conçu à l’aide du logiciel Sphinx, a été administré principalement par entretien direct, après prise de rendez-vous avec les répondants. Lorsque certains praticiens étaient difficilement accessibles, le questionnaire leur a été transmis par courrier électronique, puis récupéré après un délai d’environ une semaine. Cette approche a permis d’assurer une collecte de données complète auprès des cabinets inclus dans l’étude.
Gestion et analyse des données
Les données ont été collectées à l’aide du logiciel sphinx, puis exportées sur le tableur Microsoft Excel 2010, puis vérifiées afin d’identifier et de corriger les erreurs de saisie, les doublons et les valeurs manquantes. Après nettoyage, la base de données a été importée dans SPSS Statistics pour les analyses statistiques. Les variables qualitatives ont été résumées sous forme d’effectifs et de pourcentages. Les variables quantitatives, lorsqu’elles étaient disponibles, ont été exprimées sous forme de moyennes accompagnées de leurs écarts-types. Aucune analyse statistique inférentielle n’a été réalisée, l’objectif principal de l’étude étant de décrire l’état actuel de la clinique des nouveaux animaux de compagnie dans les cabinets vétérinaires de la région de Dakar.
RÉSULTATS
Caractéristiques des cabinets vétérinaires enquêtés
Au total, 40 cabinets vétérinaires de la région de Dakar ont été inclus dans l’étude. Les répondants étaient majoritairement de sexe masculin (83,9 %), tandis que les femmes représentaient 16,1 %. La majorité des structures enquêtées étaient des cliniques vétérinaires fixes (90 %), tandis que 10 % exerçaient sous forme de clinique ambulatoire.
Concernant le niveau de qualification des responsables des cabinets, 72,5 % étaient des docteurs vétérinaires, 17 % des agents techniques d’élevage (ATE) et 10 % des ingénieurs des travaux d’élevage (ITE). En ce qui concerne l’ancienneté des cabinets, 40 % existaient depuis plus de 30 ans, 37 % avaient entre 13 et 20 ans d’ancienneté, tandis que 23 % avaient une ancienneté de moins de 10 ans.
Espèces de NAC admises en consultation
Les nouveaux animaux de compagnie reçus en consultation appartenaient à plusieurs groupes zoologiques (Table 1). Les lapins étaient les espèces les plus fréquemment admises en consultation (98 %), suivis des oiseaux d’ornement, notamment les perroquets, perruches et pigeons (80 %). Les oiseaux de basse-cour, tels que les oies et les paons, représentaient également une proportion importante des consultations (65 %).
Les rongeurs, notamment les rats, cobayes et hamsters, étaient rapportés par 40 % des répondants, tandis que les reptiles, principalement les tortues et les serpents, représentaient 20 %. Les poissons rouges et les furets étaient moins fréquemment admis, avec respectivement 10 % et 5 %. Aucun cabinet enquêté n’a rapporté de consultation d’amphibiens.
Fréquence des consultations et motifs de présentation
Toutes espèces confondues, 62,5 % des vétérinaires ont déclaré recevoir en moyenne 7 ± 2 patients par jour, 20 % recevaient 12 ± 2 patients par jour, tandis que 17,5 % recevaient environ 5 ± 1 patients par jour. Concernant spécifiquement les NAC, 47,5 % des praticiens recevaient entre 1 et 4 NAC par semaine, 32,5 % entre 5 et 9 NAC par semaine, et 10 % plus de 10 NAC par semaine. Par ailleurs, 12,5 % des répondants ont indiqué pouvoir passer plus d’une semaine sans recevoir de NAC en consultation.
Les principaux motifs de consultation étaient le déparasitage (97,5 %), l’anorexie (92,5 %), les troubles de la reproduction (77,5 %) et les plaies (40,5 %). Par ailleurs, 72,5 % des vétérinaires interrogés estimaient être capables d’assurer la prise en charge clinique des NAC.
Organisation de la consultation et activités associées
L’ensemble des répondants a indiqué ne pas observer de différence majeure entre la méthode de consultation des NAC et celle utilisée pour les carnivores domestiques. Toutefois, 46 % des vétérinaires ont rapporté une différence notable dans la durée de consultation entre les NAC et les carnivores domestiques. De même, 55 % des répondants ont indiqué que le coût de consultation des NAC différait de celui des chiens et des chats.
Plus de la moitié des vétérinaires enquêtés (65 %) associaient la clinique des NAC à la vente de médicaments, d’accessoires et d’aliments spécifiques. En revanche, seuls 35 % des répondants avaient investi dans l’acquisition de matériel spécifique destiné à la prise en charge clinique ou chirurgicale des NAC.
Formation et contribution économique de l’activité NAC
Aucun des vétérinaires enquêtés n’avait reçu de formation spécialisée formelle en clinique des NAC. Les connaissances acquises dans ce domaine provenaient principalement de lectures spécialisées et de recherches sur Internet.
Sur le plan économique, 57 % des répondants estimaient que l’ensemble des activités liées aux NAC, incluant les consultations, la chirurgie, la vente d’accessoires et d’aliments, représentait moins de 5 % du chiffre d’affaires global de leur structure. En revanche, 10 % des vétérinaires n’étaient pas en mesure d’estimer cette contribution, tandis que les autres situaient cette part entre 6 et 10 %.
Contraintes liées à la prise en charge clinique des NAC
La quasi-totalité des vétérinaires enquêtés a rapporté des difficultés dans la prise en charge clinique des NAC. La contrainte la plus fréquemment citée était le manque d’équipements adaptés (97,5 %), suivie du manque de formation spécialisée (95 %). Les répondants ont également mentionné la difficulté à faire connaître cette activité auprès des propriétaires d’animaux (92,5 %) et la faible maîtrise des textes réglementaires relatifs aux NAC (87,5 %). Ces résultats mettent en évidence les principales limites techniques, professionnelles et réglementaires associées au développement de la clinique des NAC dans la région de Dakar.
DISCUSSION
Cette étude visait à établir un état des lieux de la clinique des nouveaux animaux de compagnie (NAC) dans les cabinets vétérinaires de la région de Dakar. Les résultats montrent que, bien que les NAC occupent encore une faible part de l’activité clinique globale, ils sont régulièrement reçus en consultation, avec une prédominance des lapins et des oiseaux d’ornement. Les principales implications concernent la nécessité de renforcer la formation des praticiens, d’améliorer les équipements disponibles et de mieux encadrer les aspects réglementaires liés à la détention et à la prise en charge des NAC.
Les cabinets vétérinaires enquêtés étaient majoritairement dirigés par des hommes, une tendance comparable à celle observée dans certains contextes africains, notamment au Nigéria, où les femmes restent moins représentées dans la profession vétérinaire (Muhammad, 2025). Cette situation contraste avec la France, où la féminisation de la profession est plus marquée (Descours-Renvier, 2025). Ces différences pourraient être liées à des facteurs socioculturels, à l’accès à la formation vétérinaire et aux exigences de certaines pratiques de terrain, même si la présence féminine progresse dans la profession vétérinaire en Afrique comme en Europe (Paulet, 2011; Vezeau, 2025). De même, la majorité des structures enquêtées était dirigée par des docteurs vétérinaires, ce qui rejoint les observations rapportées au Niger, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso (Karimou, 2022; Konan, 2023; Kamboulé, 2024).
Les NAC représentaient encore une faible proportion de l’activité clinique globale des cabinets vétérinaires de Dakar, généralement inférieure à 5 %. Ce résultat est proche de celui rapporté par Kamboulé (2024) au Burkina Faso, mais inférieur à celui observé par Konan (2023) en Côte d’Ivoire. Cette situation confirme que la clinique des NAC reste émergente en Afrique, contrairement à certains pays européens où elle est plus structurée, notamment dans les cabinets spécialisés (Rival, 2004; Farjou, 2005). Cet intérêt progressif pour les NAC pourrait aussi être lié à l’évolution des pratiques urbaines et au mimétisme culturel évoqué dans le contexte sénégalais (Dieng et Ndiaye, 2005).
Les lapins étaient les espèces les plus fréquemment admises en consultation, ce qui corrobore les observations de Farjou (2005) et de Mathieu (2023). En revanche, la forte représentation des oiseaux d’ornement diffère des données de Farjou (2005) et de Chaillaud (2017), où les rongeurs et les furets occupaient une place plus importante après les lapins. Cette différence pourrait s’expliquer par les préférences locales, l’accessibilité des espèces et les pratiques de détention propres au contexte dakarois. Les principaux motifs de consultation étaient le déparasitage, l’anorexie, les troubles de la reproduction et les plaies, ce qui reste globalement comparable aux observations de Farjou (2005).
L’absence de formation spécialisée chez les praticiens enquêtés constitue une limite importante, car la médecine des NAC exige des compétences spécifiques en physiologie, contention, diagnostic et thérapeutique. Ce constat rejoint les observations de Layat (2016), Touré (2022), Salissou (2022), Konan (2023) et Kamboulé (2024). Même dans les pays où la médecine des NAC est plus développée, cette spécialité reste relativement récente et encore inégalement structurée (Praud et al., 2009; Layat,2016; ONDPV, 2022).
Les contraintes les plus fréquemment rapportées étaient le manque d’équipements adaptés, l’insuffisance de formation spécialisée, la faible visibilité de cette activité et la méconnaissance de la réglementation. Ces limites sont importantes, car la prise en charge des NAC nécessite une manipulation spécifique, une contention adaptée et une bonne connaissance des voies d’administration selon les espèces (Touzet, 2007; Raiti, 2002). Le transport et les conditions de consultation peuvent également influencer l’état clinique de certains oiseaux (André, 2005). Par ailleurs, la faible maîtrise de la réglementation pose un problème pour les espèces protégées, dangereuses ou potentiellement envahissantes (Depitre, 2022). Enfin, le manque d’équipement spécialisé demeure une contrainte majeure, car certains actes nécessitent du matériel adapté à chaque groupe d’espèces (Gérard et al., 2003).
Limites de l’étude
Cette étude présente certaines limites, notamment le fait qu’elle ait été réalisée uniquement dans la région de Dakar, ce qui limite la généralisation des résultats à l’ensemble du Sénégal. Les données reposent sur les déclarations des praticiens vétérinaires et l’étude n’a pas inclus les propriétaires de NAC ni réalisé d’analyse statistique inférentielle, ce qui limite l’interprétation des facteurs associés à la prise en charge clinique de ces animaux. Toutefois, elle constitue un premier point de départ pour de futures recherches sur la clinique des NAC au Sénégal et en Afrique de l’Ouest, en fournissant des données préliminaires utiles sur un domaine encore peu documenté.
CONCLUSION
Cette étude fournit une première description de la clinique des nouveaux animaux de compagnie (NAC) dans les cabinets vétérinaires de la région de Dakar. Les résultats montrent que, bien que cette activité demeure encore marginale dans la pratique clinique globale, les NAC sont régulièrement admis en consultation, principalement les lapins et les oiseaux d’ornement, avec comme principaux motifs le déparasitage, l’anorexie, les troubles de la reproduction et les plaies. La prise en charge de ces animaux reste toutefois limitée par l’absence de formation spécialisée, l’insuffisance d’équipements adaptés et la faible maîtrise du cadre réglementaire. Ces constats soulignent la nécessité d’intégrer davantage la médecine des NAC dans la formation continue des praticiens, de renforcer les capacités techniques des structures vétérinaires et de promouvoir une meilleure connaissance des exigences réglementaires liées à leur détention et à leur prise en charge. Ainsi, cette étude constitue une base de référence pour orienter de futures recherches et appuyer le développement progressif d’une médecine des NAC mieux structurée au Sénégal et, plus largement, en Afrique de l’Ouest.
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