Analyse comparative des caractéristiques morpho-zootechniques par tranches d’âge des moutons Kababich (origine soudanaise) et Balami (origine sahélienne) au Niger
DOI :
https://doi.org/10.5281/zenodo.18641128Mots-clés :
mouton Kababich ; mouton Balami ; morpho-zootechniques ; croisement contrôlé ; productivité ovine ; Niger.Résumé
Cette recherche examine les différences morpho-zootechniques entre les moutons Kababich du désert soudanais et les moutons Balami du Sahel nigérien en fonction de l'âge. L'objectif est de déterminer leur complémentarité génétique pour améliorer la production de viande ovine de façon durable au Niger. Au total 22 caractéristiques morphologiques ont été mesurées chez 419 animaux, dont 217 moutons Kababich et 202 moutons Balami, répartis en trois groupes d'âge (18, 24 et 30 à 36 mois). Les résultats montrent une influence significative de l’âge et de la race sur la majorité des caractères étudiés. Aux âges de 18 et 24 mois, les moutons Balami présentent des mensurations corporelles supérieures, traduisant une croissance précoce et un fort potentiel boucher. À l’inverse, les moutons Kababich se distinguent par le développement marqué des caractères caudaux en fin de croissance (30-36 mois), reflétant une meilleure capacité d’adaptation aux milieux arides. Cette différenciation met en évidence une forte complémentarité morpho-fonctionnelle, suggérant que des programmes de croisement contrôlés Kababich x Balami pourraient améliorer durablement la productivité ovine et les revenus des éleveurs nigériens.
Mots-clés: mouton Kababich, mouton Balami, morpho-zootechniques, productivité ovine, Niger
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INTRODUCTION
Au Sahel, le bétail était estimé à 470 957 850 têtes d’animaux en 2017, soit 37,6% de l’effectif total du cheptel africain (Akourki et al., 2019). Au Niger, environ 87% de la population est active dans les activités de l’élevage (Abdoul Habou et al., 2016; Boubacar, 2017), avec un cheptel national estimé à 39 millions de têtes toutes espèces confondues en 2013, à l’exception de la volaille (Malam Abdou et al., 2017). A l’instar du Burkina Faso et du Mali, au Niger, les activités d’élevage satisfont 25% des besoins alimentaires des ménages (Aboubacar, 2017; Abdou et al., 2020) et constituent la deuxième source de revenus après l’uranium (SDDEL, 2013), contribuant à hauteur de 15% du Produit Intérieur Brut (PIB) du pays (RECA, 2023). Elles représentent 22% des recettes totales d’exportation dans le domaine agro-sylvo-pastoral. Les espèces d’animaux locales constituent un modèle d’analyse pertinent pour étudier l’adaptation des animaux aux pratiques d’élevage (Ait, 2013).
Parmi les animaux d’élevage, les ovins occupent une place privilégiée tant en milieu urbain que rural, en raison de leur forte demande lors des événements festifs et de leur facilité d’élevage. Ils se trouvent dans toutes les régions agro-climatiques du Niger, et leur élevage implique toute la population, qu’elle soit mobile, sédentaire ou en transhumance. En matière d’exportation des produits d’élevage, les ovins se classent au deuxième rang avec une part de 26,4%, derrière les bovins qui occupent 45%. Pour promouvoir le développement de l’élevage ovin, il est essentiel de connaître les races ovines productives à l’échelle locale (Yacoubou, 2016). C’est ainsi qu’une attention particulière est accordée au mouton peul Balami qui est l’une des principales races ovines locales à poils, reconnue pour sa taille impressionnante et sa capacité reproductive. Mais aussi au mouton du désert soudanais Kababich qui est une race à laine importée, également très prisée en raison de son gabarit remarquable. Ces deux races sont très appréciées par les populations du Niger. Toutefois, aucune étude de caractérisation phénotypique n’a été effectuée sur ces deux races dans le contexte nigérien. Selon la FAO (2013), la caractérisation phénotypique est essentielle pour planifier la gestion des ressources zoogénétiques locales. Les caractéristiques phénotypiques quantitatives, qui sont directement liées à des paramètres de production, doivent être comprises afin de contrôler et d’optimiser les performances des productions animales (Korombé, 2017). Ainsi, la caractérisation phénotypique des ressources génétiques locales est une étape cruciale pour déterminer les méthodes d'amélioration adéquates (Chikhi, 2003). Il est donc nécessaire de caractériser les deux races ovines, Kababich (soudanais) et Balami (Sahélien), dans une optique d’amélioration de leurs productions. Ce travail vise spécifiquement à mettre en lumière les paramètres morpho-biométriques associés à différentes tranches d’âge (18, 24 et 30–36 mois) pour mieux les distinguer et envisager un plan d’amélioration de leurs rendements en carcasses.
MATÉRIEL ET MÉTHODES
Lieu de l’étude
La présente étude a été conduite au Centre Secondaire d’Élevage Ovin situé à Déréki. Ce centre est établi dans le secteur Nord de la région de Dosso, plus précisément dans la municipalité de Mokko, avec une Latitude de 13,432192 et une Longitude de 3,313955. Le Centre d’Élevage Ovin de Déréki couvre une superficie de 250 hectares et est sous la gestion de la Direction générale des centres de multiplication de bétail (DG/CMB).
Collecte de données
L’échantillon est composé de 217 ovins de race Kabibich et 202 ovins de race Balami. Les deux races ovines ont été recensées par paire d’incisives (PI) identifiables (Tableau 1) en suivant les directives de la FAO (FAO, 2013). Les animaux sont âgés d’au moins de 18 mois (soit une paire d’incisives bien dégagées). Leur alimentation est constituée principalement des espèces appétées de graminées: Zornia glochydiata, Cenchrus biflorus, Aristido mutabilis et même du sida cordifolia à l’état sec. En outre, ils reçoivent des graines ou du tourteaux de coton à raison de 50 kg pour 100 têtes tous les 2 jours et 10 blocs (de 2 kg) de pierre à lécher pour 60 têtes. Et cela pendant la saison froide pour qu’ils puissent s’abreuver. À cette période, il y a suffisamment de résidus de culture pour leur permettre de prendre du poids et de bien passer la saison de soudure. Pendant cette période, l’abreuvement a lieu tous les deux jours, et à partir de mars, une fois tous les jours.
Au total, 22 paramètres morpho-biométriques ont été analysés sur des zones anatomiques bien définies dans un groupe de 217 moutons de race Kababich et de 202 moutons de race Balami. Les évaluations ont concerné les dimensions corporelles clés, telles que les longueurs, les hauteurs, les largeurs et les périmètres, ce qui a permis de décrire la forme générale, le développement des os et le potentiel morpho-zootechnique des animaux examinés. Les informations ont été recueillies en suivant un protocole normalisé des outils de mesure appropriés, garantissant ainsi la fiabilité et la comparabilité des résultats entre les deux races.
Analyse statistique
Les données collectées ont été saisies et organisées sous Microsoft Excel selon trois classes d’âge distinctes, à savoir les jeunes de 18 mois, les adultes de 24 mois et les adultes en fin de croissance de 30–36 mois. Pour mieux caractériser les individus et les variables spécifiques à chacune des deux races ovines étudiées (Kababich et Balami), une analyse en composantes principales (ACP) a été réalisée à l’aide du logiciel R. Puis dans un second temps, une analyse de variance à un facteur a été conduite pour chaque classe d’âge, à l’aide du logiciel Minitab 14, afin de mettre en évidence les variations des paramètres corporels entre les deux races ovines.
RÉSULTAT
Identification illustrative des deux races ovines par paire d’incisives
La figure 2 indique que les deux premières dimensions (Dim1 x Dim2) expliquent 50,8 % des données concernant les deux races de moutons, Kababich et Balami, ainsi que leurs caractéristiques physiques en lien avec leur âge (paire d’incisives). D’une part, les paramètres Longueur scapulo-ischiale (Lsc-isc), Largeur du trayon (LrTr), Circonférence de la queue à la base (CQB), Longueur queue (LQ), Largeur queue (LrQ) sont étroitement corrélés entre eux et sont typiques de la race désertique soudanaise, Kababich. D’autre part, les moutons Balami se distinguent davantage par la longueur des oreilles (LO), la largeur des oreilles (LrO), la hauteur au garrot (HG), la hauteur à la croupe (HC), l’écart aux épaules (LE), la largeur de la poitrine (LrP), la largeur du crâne (LrC), et la circonférence du museau (CM).
L’examen de la figure 2 met en évidence une différenciation morpho-zootechnique marquée entre les deux races ovines (Kababich (désert soudanais) et Balami (peul sahelien), dont l’expression varie remarquablement selon l’âge. La significativité des paramètres corporels a été vérifiée par l’analyse des variances.
Variation des caractéristiques corporelles par tranches d’âge
Le Tableau 2 présente les résultats de l’analyse de variance pour les races ovines Kababich et Balami, en fonction des groupes d’âge. Pour les animaux de 18 mois (1PI), la race Balami se distingue clairement en termes de taille et de hauteur des membres (LE, LrP, CM, HG, LO, LrO, HC, LrB, LrCr). En revanche, le mouton Kababich se caractérise par un développement précoce des traits caudaux (CQB, LQ, LrQ). À l’âge de 24 mois (2PI), la race Balami maintient son avantage en ce qui concerne la taille générale, la hauteur au garrot et la taille du corps (LrP, CM, HG, LO, LrO, LrCr), ce qui démontre son potentiel musculaire et squelettique à l’âge adulte. Les adultes dans la phase finale de croissance, entre 30 et 36 mois (3PI), montrent un renversement clair de cet avantage morphologique. À ce stade, le mouton Kababich s’impose de manière significative sur les traits caudaux (CQB, LQ, LrQ, LrB) et la longueur du corps, ce qui prouve sa capacité à accumuler des réserves corporelles tardives, signalant une spécialisation morpho-fonctionnelle stable, davantage axée sur la survie et l’endurance, témoignant d’une stratégie d’adaptation énergétique pour des environnements arides.
DISCUSSION
La distinction morphologique et zootechnique entre les deux types de moutons, le Kababich du désert soudanais et le Balami des peuls sahéliens, témoigne de l’existence de modes d’adaptation et de production différentes. Ces différences sont fortement influencées par l’âge et le milieu dans lequel ces races évoluent (Guero, 2020). La variation morphologique observée selon les groupes d’âge est un indicateur important pour guider les programmes de sélection et de croisement dans la région sahélo-saharienne. À 18 et 24 mois, le mouton Balami montre une supériorité morphologique en ce qui concerne la hauteur au garrot, la longueur du corps, la circonférence thoracique et les mesures des membres, ce qui indique une croissance rapide des os et des muscles. Ces caractéristiques sont traditionnellement associées à un bon potentiel de production de viande, car elles montrent une forte relation avec le poids vif, le rendement à l’abattage et la masse musculaire exploitable. L’avantage précoce du Balami soutient les résultats de Osaiyuwu et al. (2010), qui ont déterminé que cette race sahélienne est longue sur pattes, ayant été choisie au fil du temps pour sa mobilité, son utilisation rapide des ressources de pâturage et son développement à un gabarit commercial attrayant dès un jeune âge. Cela indique que le Balami pourrait donc être une race idéale pour améliorer la productivité dans les programmes de croisement visant à accroître la production de viande à court et à moyen terme. A l’inverse, le mouton Kababich démontre un net avantage, surtout en fin de croissance (30–36 mois), concernant les caractéristiques caudales, comme la circonférence, la longueur et la largeur de la queue, ainsi que la longueur du corps. Cette croissance tardive soutient les conclusions de Ardjoun (2011) sur le mouton soudanais, qui a révélé que l’accumulation progressive de réserves énergétiques est une méthode d’adaptation courante pour les races vivant dans le désert. D’après Zangui (1986), la graisse de la queue joue un rôle vital en tant que réserve lipidique mobilisable en période de soudure, ce qui confère au Kababich une plus grande résilience face aux variations climatiques et nutritionnelles. La différence apparente entre la précocité morphologique du Balami et la maturation tardive et adaptative du Kababich indique en réalité une complémentarité génétique forte. Selon Guero (2020), un croisement contrôlé entre ces deux races pourrait mener à des effets d’hétérosis, se traduisant par une augmentation de la taille générale, un meilleur développement précoce hérité du Balami, une aptitude à s’adapter et à stocker de l’énergie héritée du Kababich, ainsi qu’une amélioration de l’efficacité alimentaire dans des conditions difficiles. Ce croisement pourrait produire des métis au phénotype intermédiaire optimisé, combinant bonnes performances bouchères et forte capacité d’adaptation. En vue d’accroître durablement la production de viande ovine au Niger, ces résultats soutiennent la mise en œuvre d’un croisement contrôlé, une sélection ciblée des reproducteurs des deux races et une évaluation des performances des métis F1 et F2.
Les variations des paramètres morpho-biométriques par tranches d’âge avec beaucoup de dissimilarités morphologiques chez les deux races ovines (Kababich et Balami) vont dans le même sens de variations des paramètres corporels trouvées par Abdou (2016) chez le mouton peulh (oudah) variété bicolore, par Yacouba (2016) chez le mouton peulh (oudah) variété blanche, par Zangui (1986) sur les moutons Bali Bali bicolore et le mouton Touareg (Ara Ara). Ces variations sont semblables à celles trouvées chez certaines races ovines africaines dont les ovins Mossi du Burkina Faso par Traoré et al. (2006). Ces variations morphologiques pourraient constituer une base génétique pour améliorer la production de viande ovine dans les pays du Sahel.
CONCLUSION
L’analyse morpho-zootechnique comparative des moutons Kababich et Balami met en évidence une variabilité morphologique significative liée à l’âge, révélant des orientations productives et adaptatives distinctes. Le Balami se distingue par une croissance précoce rapide, une grande taille corporelle et des mensurations favorables à un fort potentiel boucher, particulièrement à 18 et 24 mois. A l’inverse, le Kababich présente une maturation plus tardive, caractérisé par le développement de la queue grasse et de la longueur corporelle avec une forte capacité d’adaptation aux conditions arides, lui conférant une meilleure résilience alimentaire et climatique. Cette complémentarité dans leurs caractéristiques morpho-fonctionnelles représente un précieux atout génétique pour booster la production ovine au Niger. Le croisement ciblé entre Kababich et Balami semble prometteur pour créer un génotype qui allie une croissance rapide, une grande taille et une robustesse. Ce type de croisement est susceptible de répondre aux besoins des systèmes d’élevage pastoral et agro-pastoral nigérien, tout en répondant à la demande croissante du marché pour des animaux lourds et bien conformés. En perspective, établir des programmes de sélection et de croisement contrôlés, qui incluent l’évaluation des performances en termes de croissance, de reproduction et de rendement carcasse des métis, est crucial. De telles stratégies contribueraient à une augmentation durable de la production de viande ovine, à l’amélioration des revenus des éleveurs et à un renforcement de la sécurité alimentaire au Niger.
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