Impact de l’installation de l’abattoir semi-moderne sur la qualité des viandes à Bumba, RDC

Auteurs-es

  • Cyrille MANDA Institut supérieur d'études agronomiques Loeka, Bumba, RDC

DOI :

https://doi.org/10.5281/zenodo.18630133

Mots-clés :

abattoir semi-moderne, qualité sanitaire,, hygiène, examen vétérinaire, maladies animales,, organisation professionnelle,, sécurité alimentaire,, recettes fiscales, méthodologie comparative,, Bumba, République Démocratique du Congo

Résumé

Cette étude évalue l’impact de l’installation d’un abattoir semi-moderne dans la cité de Bumba, en République Démocratique du Congo, sur la qualité sanitaire des viandes et la vie socio-professionnelle des acteurs de la filière viande. La méthodologie adoptée est comparative, basée sur la collecte et l’analyse des données avant et après la mise en service de l’abattoir. Les données ont été recueillies par observation directe, entretiens avec les acteurs (bouchers, abatteurs, inspecteurs), et consultation de documents existants. Les principaux paramètres étudiés incluent les pratiques d’hygiène, les examens vétérinaires avant et après abattage, les pathologies animales, le nombre d’animaux abattus, ainsi que l’impact socio-économique. Avant l’installation de l’abattoir, les conditions d’abattage étaient marquées par une mauvaise gestion des déchets, une absence d’infrastructures adaptées, et un risque élevé de contamination microbienne. Après la mise en place de l’abattoir semi-moderne, des progrès significatifs ont été observés, notamment grâce à un sol cimenté, une bonne canalisation des eaux usées, des installations sanitaires adaptées, et un éclairage adéquat. Les examens vétérinaires sont désormais plus rigoureux, ce qui limite les risques sanitaires. Par ailleurs, la vie socio-professionnelle des bouchers s’est structurée, avec la création d’associations, une meilleure organisation du travail, et une gestion transparente des recettes. L’abattoir joue aussi un rôle économique important par la mobilisation des recettes fiscales issues des taxes sur l’abattage, contribuant au financement des infrastructures publiques. Toutefois, certaines maladies animales persistent, nécessitant un renforcement du suivi vétérinaire. Cette étude souligne l’importance d’investir dans des infrastructures modernes et dans la gouvernance pour améliorer la sécurité alimentaire, protéger la santé publique et soutenir le développement local.

Mots clés: abattoir semi-moderne, qualité sanitaire, hygiène, examen vétérinaire, maladies animales, organisation professionnelle, sécurité alimentaire, recettes fiscales  

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INTRODUCTION 

Les viandes et leurs dérivés jouent un rôle essentiel dans l’alimentation humaine, notamment pour leur richesse en protéines de haute valeur biologique. Cependant, cette importance nutritionnelle expose ces produits à un risque élevé de prolifération microbienne, source majeure d’infections d’origine alimentaire, avec des conséquences significatives sur la santé publique, particulièrement dans la cité de Bumba.

Face à ce défi, le Ministère congolais de la Pêche, de l’Élevage et des Productions Animales a pour mission de garantir la qualité sanitaire des aliments d’origine animale, depuis l’élevage jusqu’à la distribution. L’abattoir occupe une place centrale dans cette chaîne, étant le lieu de rencontre entre l’animal vivant, les opérateurs, les déchets, et le contrôle sanitaire. Malgré les réglementations strictes, les abattoirs peuvent parfois favoriser la prolifération bactérienne au lieu de la prévenir.

Cette étude vise à évaluer l’impact de l’installation d’un abattoir semi-moderne à Bumba sur la qualité de la viande consommée, en se focalisant sur les méthodes de préparation des animaux avant et après abattage, ainsi que sur les examens administratifs et post-mortem réalisés avant la distribution de la viande.

CONTEXTE ET MÉTHODOLOGIE

La cité de Bumba, située dans la province de la Mongala en République Démocratique du Congo, est caractérisée par un climat de type tropical de transition avec une pluviométrie annuelle comprise entre 1760 et 2200 mm et des températures moyennes variant de 20 à 30 °C. La population locale est répartie en six quartiers principaux et compte environ 493 000 habitants (2017). L’abattoir semi-moderne étudié est implanté en bordure du fleuve Congo, près du port ONATRA, et a été inauguré en 2021 dans le cadre du projet PARSSA-FA.

L’élevage pratiqué dans la région est de type semi-dérivation et concerne diverses espèces telles que le bétail bovin, caprin, porcin, ainsi que les volailles (poulets et canards). Cette diversité d’élevage alimente la demande locale en viande.

L’étude s’appuie sur une méthode comparative basée sur la collecte de données avant et après la mise en service de l’abattoir semi-moderne. Les données ont été obtenues par observation directe, entretiens avec les acteurs concernés, et consultation de documents existants. Les principaux paramètres étudiés incluent les pratiques d’hygiène avant et après abattage, les examens sanitaires réalisés, le nombre d’animaux abattus, ainsi que l’impact sur la santé de la communauté riveraine.

Parmi les contraintes rencontrées, la disponibilité limitée de documentation spécifique et les difficultés d’accès à Internet ont été notées. Néanmoins, cette démarche méthodologique permet de mieux comprendre les effets de l’abattoir semi-moderne sur la qualité sanitaire de la viande et la sécurité alimentaire à Bumba.

RÉSULTATS

Hygiène avant et après abattage

L’analyse comparative de l’état d’hygiène avant et après l’installation de l’abattoir semi-moderne à Bumba met en évidence des avancées majeures dans la gestion sanitaire du processus d’abattage.

Avant l’installation, les conditions d’hygiène étaient nettement insuffisantes et susceptibles de favoriser la contamination microbienne de la viande. La présence de boue lors des périodes pluvieuses, le nettoyage inefficace des déchets et la mauvaise gestion des eaux usées constituaient des vecteurs majeurs de prolifération bactérienne. L’absence d’infrastructures adaptées, telles que des salles de repos pour les animaux, un approvisionnement en eau potable, des installations sanitaires et un éclairage adéquat, augmentait considérablement les risques sanitaires liés à la manipulation et à la transformation de la viande (Tableau 1).

L’introduction de l’abattoir semi-moderne a permis une modernisation significative des infrastructures et des pratiques d’hygiène. Le sol cimenté et la présence d’un système de canalisation efficace pour les eaux usées facilitent une désinfection régulière et efficace, réduisant ainsi les niches potentielles de contamination. La mise en place d’un ramassage organisé des déchets avec transfert vers un incinérateur témoigne d’une gestion responsable des sous-produits animaux, essentielle pour limiter la dissémination des agents pathogènes dans l’environnement.

La disponibilité d’installations adaptées, incluant des salles d’attente pour le repos des animaux, des points d’eau potable, des toilettes et des douches, contribue non seulement au bien-être animal mais aussi à la prévention des contaminations croisées. L’éclairage approprié garantit par ailleurs un abattage dans des conditions optimales de sécurité et de contrôle sanitaire (Tableau 2).

Ces améliorations s’inscrivent dans une dynamique de renforcement de la qualité sanitaire de la viande, indispensable pour réduire les risques d’intoxications alimentaires et protéger la santé publique. Elles reflètent l’impact positif des investissements dans les infrastructures d’abattage semi-modernes en milieu urbain congolais, pouvant servir de modèle pour d’autres régions confrontées à des défis similaires en matière de sécurité alimentaire.

Vie socio-professionnelle avant et après l’installation de l’abattoir moderne

L’analyse comparative de la vie socio-professionnelle des acteurs de la filière viande avant et après l’installation de l’abattoir semi-moderne à Bumba révèle une transformation profonde des pratiques organisationnelles et sociales au sein de cette communauté professionnelle.

Avant la mise en place de l’abattoir, les activités des bouchers étaient caractérisées par un faible niveau de structuration. L’absence de règlements clairs et de statuts associatifs favorisait une organisation informelle et désordonnée, engendrant un manque de coordination dans l’exécution des tâches. Cette situation contribuait également à une faible solidarité entre les collaborateurs, avec peu ou pas de soutien mutuel en cas d’incidents ou d’événements imprévus. Par ailleurs, l’absence d’initiatives pour la création de mécanismes d’entraide financière, comme une caisse de subsistance, laissait les professionnels vulnérables face aux aléas économiques et sociaux. La gestion des recettes, quant à elle, manquait de transparence et de rigueur, augmentant les risques de mauvaise affectation des fonds.

L’introduction de l’abattoir semi-moderne a engendré une amélioration substantielle de cette dynamique socio-professionnelle. La formalisation des activités a permis l’instauration d’un ordre clair dans l’exécution des tâches, favorisant ainsi une meilleure coordination et efficacité dans le fonctionnement de l’abattoir. La création d’associations dotées de statuts et règlements a renforcé la gouvernance interne, instaurant des règles de fonctionnement claires et partagées. Ce cadre formel a également encouragé la solidarité professionnelle, matérialisée par un système d’aide mutuelle structuré, renforçant la cohésion sociale entre les bouchers et leur capacité à faire face collectivement aux difficultés.

Par ailleurs, la mise en place d’une caisse autogérée témoigne d’une prise de conscience accrue des enjeux de pérennité sociale et économique au sein de cette communauté. Cette initiative favorise la résilience des acteurs face aux risques et contribue à une meilleure gestion financière. La canalisation rigoureuse et transparente des recettes traduit un progrès significatif dans la gouvernance des ressources, indispensable pour assurer la viabilité et le développement de la filière viande locale.

Ces transformations socio-professionnelles s’inscrivent dans un processus global d’amélioration des conditions de travail et de vie des bouchers, renforçant leur professionnalisation et contribuant indirectement à la qualité et à la sécurité sanitaire des produits carnés. Elles illustrent également l’importance des infrastructures adaptées non seulement pour des raisons techniques mais aussi pour promouvoir un environnement social et organisationnel favorable à la durabilité des activités liées à l’abattage.

Examen effectué avant et après l’abattoir

L’évaluation des pratiques d’examen sanitaire des animaux avant et après abattage révèle des avancées significatives suite à l’installation de l’abattoir semi-moderne à Bumba (Tableau 3).

Avant cette installation, les conditions d’examen étaient marquées par l’absence d’infrastructures adaptées, notamment d’une salle d’attente pour le repos des animaux nouvellement arrivés. Cette carence contraignait à un abattage immédiat, ne laissant pas suffisamment de temps pour l’observation et la préparation des animaux, ce qui compromet potentiellement la détection de pathologies subcliniques. Par ailleurs, les examens post-abattage étaient effectués de manière tardive, après 24 heures, ce qui pouvait retarder la prise de décision concernant la qualité sanitaire de la viande. De plus, la présence excessive de matières fécales dans les viscères, notamment dans l’estomac et les intestins, exposait à un risque accru de contamination lors de la manipulation, notamment en cas de lésions intestinales. Enfin, la présence importante de poils bruts liés aux contenus intestinaux suggérait un contrôle insuffisant de l’hygiène pendant la préparation.

L’installation de l’abattoir semi-moderne a permis de remédier à ces lacunes. La création d’une salle d’attente adéquate pour le repos des animaux pendant deux heures avant l’abattage offre une période essentielle d’observation et de stabilisation, contribuant à une meilleure évaluation sanitaire préliminaire. Cette mesure réduit les risques liés à un abattage précipité et améliore la détection précoce des anomalies. Les examens post-abattage sont désormais réalisés aussi bien après trois heures que vingt-quatre heures, permettant un contrôle plus réactif et approfondi de la viande.

Par ailleurs, la gestion rigoureuse des viscères a considérablement réduit la présence de matières fécales susceptibles de contaminer la viande, notamment en cas de lésions intestinales. La diminution notable des poils bruts témoigne d’une meilleure maîtrise des processus d’éviscération et de nettoyage, réduisant ainsi les risques microbiologiques.

Ces améliorations renforcent la sécurité sanitaire de la viande produite et répondent aux exigences des bonnes pratiques d’abattage. Elles contribuent directement à la réduction des risques d’intoxications alimentaires et démontrent l’importance d’infrastructures adaptées combinées à des protocoles rigoureux dans la chaîne de production carnée.

Évolution des maladies animales constatées avant et après l’installation de l’abattoir semi-moderne à Bumba

L’analyse comparative des pathologies détectées chez les animaux avant et après l’abattage met en lumière les changements significatifs dans le profil sanitaire des troupeaux desservis par l’abattoir semi-moderne de Bumba.

Avant l’installation de l’abattoir, les maladies constatées chez les caprins comprenaient principalement la dermatose, l’ascaridiose, la stomatite membraneuse, la diarrhée alimentaire et diverses blessures. Chez les ovins, on recensait des mycoses, des diarrhées alimentaires et des déséquilibres de la microflore stomacale. Les suidés présentaient des affections telles que le strongulose, l’ascaridiose, le Pica, la peste porcine africaine et des rougeurs cutanées. Chez les bovins, les blessures étaient fréquentes.

Suite à la mise en place de l’abattoir semi-moderne, certains profils pathologiques se sont maintenus tandis que d’autres ont évolué (Tableau 4). Chez les caprins, les affections telles que la stomatite membraneuse, la dermatose, la peste des petits ruminants et l’ascaridiose restent présentes, traduisant une persistance de ces maladies dans la population animale. De même, chez les ovins, la mycose, la diarrhée alimentaire, la peste des petits ruminants et l’ascaridiose continuent d’être observées, indiquant que certaines infections endémiques subsistent malgré les mesures d’amélioration.

Chez les suidés, la peste porcine africaine demeure une pathologie majeure, accompagnée d’ascaridiose, strongulose, Pica, dermatose et rougeurs, soulignant la difficulté à éradiquer certaines maladies graves même dans un contexte amélioré. Enfin, chez les bovins, les blessures graves, les troubles de la microflore stomacale et les signes cliniques comme l’anorexie sont toujours signalés.

Ces constats montrent que, malgré les progrès liés à l’installation de l’abattoir semi-moderne, certaines maladies animales continuent de représenter un défi sanitaire majeur. Cela souligne la nécessité d’un suivi vétérinaire renforcé, ainsi que la mise en place de programmes de prévention et de contrôle adaptés pour limiter l’impact de ces pathologies sur la qualité de la viande et la santé publique. L’amélioration des infrastructures d’abattage doit être complétée par des actions ciblées sur la santé animale pour assurer une sécurité alimentaire optimale.

Analyse quantitative de l’abattage animalier et des recettes fiscales à l’abattoir semi-moderne de Bumba en 2022

Les données relatives aux animaux abattus à l’abattoir semi-moderne de la cité de Bumba pour l’année 2022 fournissent un aperçu précis de la dynamique de la production animale locale ainsi que de son impact économique à travers les taxes perçues (Tableau 5).

Sur l’ensemble de l’année, un total de 3 705 animaux a été abattu, avec une prédominance marquée des suidés (2 471 unités, soit près de 67 %), suivis des caprins (953 animaux, environ 26 %), des ovins (274 animaux, environ 7 %) et enfin d’un nombre marginal de bovins (7 unités). Cette répartition reflète les préférences alimentaires locales ainsi que les capacités d’élevage spécifiques à la région. La faible proportion de bovins abattus pourrait indiquer des contraintes d’élevage ou un choix économique lié au coût plus élevé de cette catégorie.

Le tarif officiel pour l’abattage d’un animal est fixé à 7 000 Fc. Sur cette base, la recette théorique totale générée par l’abattage s’élève à environ 25,9 millions Fc pour l’année 2022. Ce montant illustre l’importance économique de l’abattoir, qui représente une source majeure de revenus pour la municipalité et l’État.

En parallèle, les taxes perçues sur les abattages se montent à 3 516 unités monétaires (exprimées en milliers de Fc), confirmant une contribution fiscale significative liée aux activités d’abattage. Cette recette fiscale régulière constitue un levier financier essentiel pour le financement des services publics et le développement des infrastructures locales.

Les fluctuations mensuelles observées dans le nombre d’animaux abattus, avec des pics en mars, mai, août et septembre, s’accompagnent de variations proportionnelles des taxes perçues. Ces pics pourraient être liés à des facteurs saisonniers, économiques ou socioculturels influençant la demande en viande.

Ainsi, l’abattoir semi-moderne de Bumba joue un rôle central non seulement dans l’approvisionnement en protéines animales de qualité, mais également dans la mobilisation des ressources fiscales. La forte prédominance des suidés souligne la nécessité de mesures sanitaires spécifiques à cette espèce, compte tenu des risques pathologiques identifiés.

En conclusion, cette double dimension sanitaire et économique met en lumière l’importance d’investir dans des infrastructures modernes d’abattage et d’encadrer rigoureusement les pratiques, pour garantir à la fois la sécurité alimentaire, la santé publique et la pérennité financière de la filière viande locale.

CONCLUSION

L’installation de l’abattoir semi-moderne dans la cité de Bumba a eu un impact significatif et positif tant sur la qualité sanitaire de la viande que sur la vie socio-professionnelle des acteurs de la filière viande. Les améliorations observées au niveau de l’hygiène, des examens vétérinaires avant et après abattage, ainsi que la détection plus rigoureuse des maladies animales contribuent à garantir une viande plus saine et sécurisée pour les consommateurs.

Par ailleurs, la structuration de la vie socio-professionnelle des bouchers, à travers la mise en place d’associations régies par des statuts et règlements, ainsi que la création de mécanismes d’entraide et de gestion financière, témoigne d’une professionnalisation accrue et d’une meilleure cohésion sociale au sein de cette communauté.

Sur le plan économique, l’abattoir constitue un levier essentiel de mobilisation des ressources fiscales locales. Avec un total de 3 705 animaux abattus en 2022 et un tarif unitaire de 7 000 Fc, il génère une recette théorique estimée à près de 26 millions Fc, dont une part importante est reversée sous forme de taxes, contribuant ainsi au financement des infrastructures publiques.

Ces résultats soulignent l’importance d’investir dans des infrastructures modernes et adaptées, combinées à une gestion rigoureuse, pour améliorer la sécurité alimentaire, protéger la santé publique et soutenir le développement économique local.

Il est cependant nécessaire de poursuivre les efforts en matière de suivi sanitaire et de prévention des maladies animales, afin d’assurer une sécurité maximale tout au long de la chaîne de production.

En somme, l’abattoir semi-moderne de Bumba représente un modèle prometteur pour la modernisation de la filière viande en milieu urbain congolais, avec des bénéfices tangibles sur la santé, l’organisation professionnelle et l’économie locale.

Recommandations

Renforcement du suivi sanitaire vétérinaire

Il est crucial d’intensifier les contrôles vétérinaires avant et après abattage afin de mieux détecter et prévenir les maladies animales, notamment celles à fort impact sanitaire comme la peste porcine africaine.

Formation continue des acteurs de la filière viande

Organiser régulièrement des sessions de formation pour les bouchers, abatteurs et agents d’inspection afin de renforcer leurs compétences en matière d’hygiène, de sécurité alimentaire et de gestion professionnelle.

Amélioration des infrastructures et équipements

Poursuivre l’investissement dans l’aménagement et l’entretien de l’abattoir, notamment pour garantir un approvisionnement continu en eau potable, l’éclairage, et des installations sanitaires adéquates.

Promotion de la gestion associative et solidaire

Encourager la création et la consolidation d’associations professionnelles avec des statuts clairs pour améliorer la cohésion sociale, la solidarité et la gestion des ressources au sein de la communauté des bouchers.

Optimisation de la collecte et de la gestion des taxes

Mettre en place un système transparent et rigoureux de collecte des taxes pour maximiser les recettes publiques et garantir leur affectation efficace au développement des infrastructures locales.

Sensibilisation des consommateurs

Informer le public sur l’importance de consommer de la viande issue d’abattoirs contrôlés, afin de renforcer la demande pour des produits sains et sécurisés.

RÉFÉRENCES

Anonyme (2002). Bonne conduite et causes de l’abattoir.

EBWA C.T. (2022). Exploitation des animaux domestiques.

MANDA, C. (2021). Extérieur des animaux domestiques.

MANDA C. Les maladies infectieuses et parasitaires.

MOLELO. Hygiène et législation sanitaire.

ISEA – Mondongo. Zootechnie des animaux domestiques dans la zone tropicale.

Téléchargements

Publié-e

13-01-2026

Comment citer

MANDA, C. (2026). Impact de l’installation de l’abattoir semi-moderne sur la qualité des viandes à Bumba, RDC. Revue Marocaine Des Sciences Agronomiques Et Vétérinaires, 14(1), 19–23. https://doi.org/10.5281/zenodo.18630133

Numéro

Rubrique

Production et Santé Animales

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