Profil biosécuritaire des élevages piscicoles en zone forestière à pluviométrie bimodale du Cameroun

Auteurs-es

  • Georges FONKWA Laboratory of Aquaculture and Demography of Aquatic Resources, Department of Aquaculture, Institute of Fisheries and Aquatic Sciences, University of Douala, Cameroon
  • Amidou KPOUMIE NSANGOU Laboratory of Aquaculture and Demography of Aquatic Resources, Department of Aquaculture, Institute of Fisheries and Aquatic Sciences, University of Douala, Cameroon
  • Judith Georgette MAKOMBU Department of Fisheries and Aquatic Resources Management, Faculty of Agriculture and Veterinary Medicine, University of Buea, Cameroon
  • Ulrich William MEKOUADJA Laboratory of Aquaculture and Demography of Aquatic Resources, Department of Aquaculture, Institute of Fisheries and Aquatic Sciences, University of Douala, Cameroon
  • Franck Junior KAMETIEU DJAMOU Laboratory of Aquaculture and Demography of Aquatic Resources, Department of Aquaculture, Institute of Fisheries and Aquatic Sciences, University of Douala, Cameroon
  • Joseph TCHOUMBOUE Applied Hydrobiology and Ichthyology Research Unit, Department of Animal Science, Faculty of Agronomy and Agricultural Science, University of Dschang, Cameroon

DOI :

https://doi.org/10.5281/zenodo.11553887

Mots-clés :

Biosecurity, audit, fish farms, pathologies, productivity

Résumé

Les pathologies figurent parmi les facteurs de perte de production dans les élevages piscicoles d’où la nécessité de l’observance des mesures de biosécurité. L’objectif de la présente étude était d’évaluer la pratique biosécuritaire et les déterminants socio-démographiques et technico-économiques dans les élevages piscicoles de la région du Centre-Cameroun afin de contribuer à l’amélioration de leur productivité. Ainsi, 50 fermes ont été identifiées et auditées de mars à avril 2022 moyennant la méthode “boule de neige”, l’interview face-à-face des pisciculteurs à l’aide d’un questionnaire semi-structuré et l’observation directe. Les résultats ont globalement montré des taux d’observance (TO) et d’adoption (TA) respectifs de 41,0 %. Aucun élevage n’a enregistré un TO > 75%. L’âge des pisciculteurs, le niveau d’étude, la formation en pisciculture, le coût et les contraintes liées à la pratique de biosécurité ont significativement affecté les taux d’observance. La composante gestion des mouvements (68,7%) a été significativement la plus observée suivie de l’isolement (48,6%) et l’assainissement (31,3%). La régression linéaire multivariée a été forte, positive et significative entre le taux d’observance, l’objectif de l’élevage et le lieu de formation. En revanche, elle a été faible, négative et significative entre le taux d’observance et le statut sanitaire des poissons. Les parties prenantes du secteur aquacole doivent davantage s’impliquer dans la biosécurité afin d’optimiser la productivité des élevages. La présente étude est un prérequis au processus de certification sanitaire des entreprises aquacoles ainsi que de l’assurance qualité de leurs produits.

Mots clés: Biosécurité, audit, fermes piscicoles, pathologies, productivité

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Publié-e

15-06-2024

Numéro

Rubrique

Pêche et Halieutique