Résumé

Le Rif Oriental souffre d’une dégradation accrue qui menace la pérennité de toutes ses ressources naturelles. Cependant aucune donnée d’évaluation scientifique et précise de la dégradation n’est disponible à cette échelle. Pour ce fait, il a fallu développer un modèle d’évaluation de cette dégradation, basé sur l’application de la méthode LADA/WOCAT afin de mieux quantifier la dégradation au niveau du Rif Oriental et produire les éléments nécessaires d’aide à la décision. La dégradation des terres couvre tout le territoire Rifain avec des proportions différentes selon le type de dégradation dont l’érosion hydrique est au premier rang avec 81%. L’analyse spatial a pu démontrer que seulement 4% du territoire est occupé par des pratiques de gestion durable des terres, cependant les pratiques agricoles traditionnelles et les pratiques de conservation des terres à effet localisé présentent le plus faible niveau d’efficacité, couvrent 80% du territoire. L’impact le plus marquant au niveau du Rif Oriental est l’impact sur la production des terres sur 76% de l’ensemble du territoire. Cet impact a pour force motrice plusieurs causes directes et indirectes, à savoir ; une pression démographique où le problème de pauvreté présente un taux élevé avoisinant les 70%, un problème de gouvernance qui touche 22% du territoire rifain et une déforestation avec 19%, qui présente un sérieux problème surtout dans les régions où la cannabiculture prennent place. Cependant et afin de préserver les terres au niveau du Rif Oriental, il sera judicieux de renforcer, voir créer des capacités humaines en matière de lutte contre la dégradation des terres tout en impliquant la population allochtone au développement des pratiques de gestion durable des terres plus efficaces et durables dans le temps et dans l’espace. 


Mots clés: Dégradation des sols, pratiques de gestion durable des terres, LADA/WOCAT, Rif Oriental