Résumé

Le succès des programmes d'élevage des petits ruminants dépend des modèles appropriés d'évaluation génétique des reproducteurs sur des caractères présentant une association génétique entre les différents phénotypes reproductifs. L’objectif de ce travail est de déterminer les composantes environnementales et génétiques qui synthétisent les performances de reproduction des chèvres locales élevées dans des conditions arides afin de jalonner les bases d’une future amélioration génétique de cette population.   Deux caractères de reproduction ont été étudiés : l'intervalle entre mise bas et la taille de la portée à la naissance. Trois modèles ont été utilisés pour chaque cas, des analyses uni et bi-variées, qui différaient par les effets aléatoires inclus dans le modèle, uniquement les effets génétiques additifs, uniquement les effets environnementaux permanents ou les deux effets simultanément.  Les résultats obtenus suggèrent que le modèle Bi-variée incluant uniquement les effets environnementaux permanents de la chèvre est le plus adéquat pour modéliser les performances de reproduction de la chèvre locale. Les variances génétiques directes sont principalement plus élevées en utilisant le model uni-varié que le modèle Bi-varié.  Les estimations de la variance environnementale obtenues sont les mêmes pour les deux modèles. Les héritabilités enregistrées à partir du modèle uni-varié sont légèrement inférieures aux estimations issues du modèle Bi-varié. Il parait impératif de considérer qu’au niveau du modèle animale, l’ensemble des effets génétiques et environnementaux, susceptibles d’intervenir sur le déterminisme des caractères reproductifs.


Mots clés: chèvre local, amélioration, évaluation, modèle uni-varié, modèle Bi-varié, reproduction